L°st Parad/se – 7 couples

installation de sculptures sonores, «mécatroniques», textuelles.

C’est un environnement sonore et poétique (textuel), une «volière volubile et numérique».
L°st Parad/se se compose de plusieurs petites pièces murales (20×20×6 cm), reliées entre elles par des câbles électriques de couleurs vives.
L’installation est composée de 14 modules répartis (en fonction du lieu) sur un mur.
Les modules sont de 3 types:

- module «texteur», composé d’une figurine plastique équipée d’un écran oled blanc de petite dimension et d’un microcontrôleur dissimulé derrière une plaque de bois.

- module «mécatronique», composé d’une figurine plastique animée à l’aide d’un mécanisme et d’un servo moteur apparent. La figurine est posée sur un objet «quelconque» (ici une pièce de bois tirée d’un jeu de construction).

- module sonore, génère le son des oiseaux: il s’agit de petits modules électroniques minimalistes (un IC, 2 condos, 3 résistances, un panneau solaire 3v, un piezo) qui imitent/simulent les stridulations, grésillements, pépiements d’oiseaux. Le module a été conçu par Ralf Schreiber et son usage est en creative common. En fonction de la lumière reçue, le module produit différentes modulations. Ces montages sont assemblés à la main (soudés) et leur facture individuelle génère un son propre. Les modules ici sont rassemblés sur un «baton de poète» (vert, à droite sur les images du vernissage).

L’écran monté sur les figurines affiche des suites de mots, de néologismes sur des thématiques propres à chaque module. Les mots sont générés par un programme de suffixation (création de mots par ajout de suffixes, cf. Le Robert)
La figurine mécatronique est une marionnette qui singe le mouvement de tête saccadé des oiseaux en cage. Les mécanismes sont apparents, il n’y a pas illusion sur leur état.
Les figurines fonctionnent par couple, lorsque le texteur assemble un néologisme existant, la figurine mécanique effectue une série de mouvements comme pour féliciter la création.

C’est une pièce à la fois poétique et grinçante.
Les oiseaux gesticulent, piaillent, monologuent sur l’amour, la politique, les besoins de l’artiste, et de rien. Ces figurines innocentes plastiquent nos idéaux moraux par erreur/balbutiement/hoquet suffixatoire.
En d’autres temps on aurait parlé de «vanité». Mais est-ce bien de cela dont il s’agit?

Des machines s’essayent à la poésie, s’ennuient.

L’installation a été produite par et grâce au travail des Moyens de Bord et a été exposée de juin à septembre 2017, dans leurs locaux, à la Manufacture de tabac, Morlaix, dans le cadre de l’exposition/résidences “besoins d’artistes?”.

Dimensions: variable, chaque: 16 × 16 × 6 (cm) env.

figurine plastique, écran oled 0.98” ou servo moteur, µC, assemblages bois + mdf, soudure, cable électrique tissé, alimentation